Au fin fond des vallées, au fin fond de ce monde.
Au loin dans la plaine sous les tertres des anciens rois.
Rumeurs de vieilles batailles et d’anciennes querelles.
Sous l’œil de la lune les combats reprennent sans cesse.
Spectatrice impuissante du triste du spectacle qui se déroule.
Au fin fond de ce monde, au fin fond de nos âmes.
Au loin dans le royaume des ombres, sous la terre des hommes.
Rumeurs des damnés qui hurlent dans les limbes.
Sous les yeux des démons et des esprits ancestraux.
Spectateurs silencieux de notre déchéance.
Au fin fond des vallées, au fin fond de ce monde.
Au loin dans la plaine sous les tertres des anciens rois.
Gronde la rumeur de leur réveil, gronde la rumeur de leur retour.
Sombre destin qui s’annonce, sombre avenir qui se dévoile.
Sanglant devenir de l’humanité qui coure à sa perte.
Au fin fond des tranchées, au fin fond du charnier.
Au plus prés du front sous la terre se cachent les hommes.
Grondent les armées qui se mettent en marche vers la mort.
Sous les masques les visages tremblent d’effroi.
Sous les masques s’insinue la terreur et la haine.
Au fin fond des choses il se cache ce qu’ il ne faudrait jamais trouver.
Au fin fond des choses il y a des secrets à ne jamais découvrir.
Les secrets doivent rester ce qu’ ils sont, brides de mystères enfouis dans les mémoires.
Les légendes enflamment les esprits et déchaînent les guerres entres les peuples.
Flottent les étendards de ces armées mythiques au vent des croyances et des espoirs.
Les soldats se tiennent prêt et font face à l’assaillant ; prêt au sacrifice pour la gloire.
Face à face les armées engagent se dévisagent, les héros se préparent à la batailles.
Les rangs s’enfoncent sous la charge et le sang retourne à la terre.
Les morts sont nombreux et les survivants agonisent entre deux corps.
La mort est partout présente, les charniers et les fosses se remplissent.
Au loin dans le ciel, tournent les rapaces dans l’attente du repas qu’ ils feront.
Au loin dans le ciel, tournent les nuages de cette tornade de haine qui plane sur nos têtes.
Au loin dans ce ciel si sombre les anges contemplent la terre et les hommes quelle porte.
Au loin dans ce ciel de charbon les anges contemplent l’homme et sa déchéance.
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